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Nouvelle Acropole Montreal

Le printemps des philosophes

Nouvelle Acropole Printemps PhilosophesDans le ciel on voit passer des oiseaux migrateurs dans leur formation en V si caractéristique, si intelligente. Ils se préparent à entreprendre leur long périple vers le sud.

Plus près de nous, les feuilles des arbres commencent à changer de couleur, passant aux teintes d'ocre, de jaune, de brun – offrant à notre regard un bref spectacle d'une étonnante beauté – avant de couvrir le sol d'un doux tapis de feuilles.

Et le soir venu tant dans les villes que dans les villages, alors qu'il faut déjà se couvrir, les passants hâtent le pas pour rentrer se chauffer.

 Voilà autant de signes que l'automne est arrivé!

Si l'on remarque aisément les changements physiques que produit le passage à l'automne, qu'en est-il des changements plus subtils? Arrivons-nous à percevoir la différence d'énergie ambiante à partir de l'équinoxe d'automne?

Avec leurs formules et leurs images qui nous font encore vibrer, les anciens parlaient de l'automne comme du printemps des philosophes. Pourquoi? C'est que l'automne convient naturellement à la réflexion, à l'intériorisation, à la patience et à la vision d'un avenir encore invisible.

L'automne, c'est le temps de récolter les fruits de notre labeur de l'été, pour apprécier la générosité de la Terre. C'est aussi le temps où le monde physique commence à s'endormir, laissant toute la place au monde de l'âme qui, ayant moins de distractions, peut prendre de l'expansion.

Toutes les traditions de sagesse nous parlent de l'âme mais étrangement, il est peu fréquent aujourd'hui d'en avoir une compréhension claire. Peut-être en ces temps de passage à l'automne vaudrait-il la peine d'accueillir avec ouverture le rythme naturel des saisons qui nous parle de l'âme par le langage du symbole.

La Nature est un grand livre qui nous fait comprendre de l'intérieur une réalité qui nous rassemble tous: l'âme humaine, à l'image de l'oiseau, est en migration. Elle va au loin et disparaît – mais ne meurt pas. Et elle revient au printemps, renaissante et prête pour un autre cycle.


-Écrit par Charles Goyette volontaire à Nouvelle Acropole

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